Les applications Waze et Coyote pourraient être contraintes de masquer les contrôles routiers

Un amendement du projet de loi mobilités vise à interdire aux applications d’aide à la conduite de signaler la présence de contrôles routiers. Ces interdictions concerneront les contrôles d’alcoolémie et de stupéfiants, mais aussi les opérations d’alerte enlèvement ou d’attentat. Le texte sera étudié la semaine prochaine à l’Assemblée nationale et pourrait entrer en vigueur à partir de 2020.

Bientôt la fin des signalements de contrôles routiers sur les smartphones ? Dans le cadre de la loi mobilités discutée à l’Assemblée nationale, un amendement a été déposé dans ce sens par la députée de La République en Marche, Zivka Park.

Cet amendement cible les applications de navigation GPS telles que Waze et Coyote qui comptent des millions d’utilisateurs en France. Leur méthode : faire participer la communauté afin de signaler en temps réel un accident, un embouteillage ou encore un contrôle de police. Si ce texte entre en application en 2020, les applications seront contraintes de masquer aux utilisateurs un contrôle en cours, dans des cas bien spécifiques.

« L’objectif est que les forces de l’ordre puissent, pendant un temps limité et dans un périmètre circonscrit, brouiller les messages envoyés par ces applications non pas dans le cadre de contrôles de vitesse, mais pour des opérations antiterroristes, des alertes enlèvements, des barrages effectués suite à l’évasion de personnes dangereuses, mais aussi des contrôles d’alcoolémie ou de stupéfiants », résume la députée Zivka Park dans les colonnes du Parisien.

Interrogé par nos confrères, le délégué général de 40 millions d’automobilistes pointe du doigt une démarche qui souhaite « taper sur l’automobiliste » et décrit une politique de la sécurité routière « dont le seul principe est de piéger les conducteurs ».

Une idée initialement lancée par Édouard Philippe

L’idée d’encadrer les pratiques des applications de navigation GPS n’est pas nouvelle. Elle faisait en effet partie d’un train de mesures annoncées par le Premier ministre Édouard Philippe le 9 janvier 2018, lors d’un Conseil interministériel de sécurité routière (CISR). Initialement prévue dans le projet de loi mobilités, la disposition avait été retirée en novembre, avant d’être remise sur la table des discussions à travers cet amendement.

Les députés examinent, depuis le lundi 3 juin, le tentaculaire projet de loi mobilités destiné plus globalement à privilégier des modes de transports alternatifs.


Un amendement du projet de loi mobilités vise à interdire aux applications d’aide à la conduite de signaler la présence de contrôles routiers. Ces interdictions concerneront les contrôles d’alcoolémie et de stupéfiants, mais aussi les opérations d’alerte enlèvement ou d’attentat. Le texte sera étudié la semaine prochaine à l’Assemblée nationale et pourrait entrer en vigueur à partir de 2020.

Bientôt la fin des signalements de contrôles routiers sur les smartphones ? Dans le cadre de la loi mobilités discutée à l’Assemblée nationale, un amendement a été déposé dans ce sens par la députée de La République en Marche, Zivka Park.

Cet amendement cible les applications de navigation GPS telles que Waze et Coyote qui comptent des millions d’utilisateurs en France. Leur méthode : faire participer la communauté afin de signaler en temps réel un accident, un embouteillage ou encore un contrôle de police. Si ce texte entre en application en 2020, les applications seront contraintes de masquer aux utilisateurs un contrôle en cours, dans des cas bien spécifiques.

« L’objectif est que les forces de l’ordre puissent, pendant un temps limité et dans un périmètre circonscrit, brouiller les messages envoyés par ces applications non pas dans le cadre de contrôles de vitesse, mais pour des opérations antiterroristes, des alertes enlèvements, des barrages effectués suite à l’évasion de personnes dangereuses, mais aussi des contrôles d’alcoolémie ou de stupéfiants », résume la députée Zivka Park dans les colonnes du Parisien.

Interrogé par nos confrères, le délégué général de 40 millions d’automobilistes pointe du doigt une démarche qui souhaite « taper sur l’automobiliste » et décrit une politique de la sécurité routière « dont le seul principe est de piéger les conducteurs ».

Une idée initialement lancée par Édouard Philippe

L’idée d’encadrer les pratiques des applications de navigation GPS n’est pas nouvelle. Elle faisait en effet partie d’un train de mesures annoncées par le Premier ministre Édouard Philippe le 9 janvier 2018, lors d’un Conseil interministériel de sécurité routière (CISR). Initialement prévue dans le projet de loi mobilités, la disposition avait été retirée en novembre, avant d’être remise sur la table des discussions à travers cet amendement.

Les députés examinent, depuis le lundi 3 juin, le tentaculaire projet de loi mobilités destiné plus globalement à privilégier des modes de transports alternatifs.PUBLICITÉEncadrée dans un écrin coloré, la cuisine s’intègre dans le séjour et le grand plan de travail crée un espace pour les repasSponsorisé par Leroy MerlinInspired by

Déjà passé au Sénat en première lecture, ce projet de loi, au menu durant deux semaines, a gonflé d’une cinquantaine d’articles à plus de 140 et a généré le dépôt de près de 3 500 amendements, un record sous cette législature.

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